Mes étapes de travail jusqu’à l’œuvre d’art finale...

J’utilise des couleurs acryliques, une toile pour aquarelle, un aérographe et des pinceaux et il me faut généralement quelques mois pour terminer chacune de mes œuvres.

Je peins généralement en extérieur, non seulement parce que j’utilise un aérographe, mais aussi parce que la lumière du soleil et l’air frais m’aident à reproduire la nature réelle que je souhaite exprimer sur la toile. Il arrive parfois qu’il se mette soudainement à pleuvoir ou que mon chevalet s’envole. Ma peinture est donc influencée par la météo.
J’applique mes couleurs par plusieurs légers passages successifs à l’aérographe en regardant l’image dans son ensemble.
Une fois que j’ai terminé l’arrière-plan, je commence à peindre les animaux.
Pour dessiner la fourrure des animaux, j’utilise à la fois le pinceau et l’aérographe. Si je n’utilisais que l’aérographe, le dessin serait sans relief, c’est pourquoi j’utilise également le pinceau afin de l’enrichir.
Après avoir dessiné la fourrure au pinceau, j’utilise l’aérographe pour l’adoucir..
L’aérographe est un outil qui permet de pulvériser la peinture à l’air comprimé en utilisant son doigt pour contrôler la quantité d’air et de peinture. Lorsque l’on appuie sur la gâchette de l’aérographe, on contrôle la quantité d’air. Et lorsqu’on tire dessus, on contrôle la quantité de peinture. Il est très difficile d’ajuster la pression du doigt, mais une fois que l’on maîtrise la technique, on parvient à faire siennes des expressions qui dépassent l’imagination et c’est beaucoup de satisfaction.
Je réalise une ébauche basée sur une esquisse puis je la recopie sur du papier épais que je découpe pour créer un pochoir. Ensuite, je place le pochoir sur la toile et je pulvérise des couleurs dessus à l’aide de l’aérographe. De cette manière, les couleurs sont appliquées soigneusement sans éclaboussures. Je crée environ 100 pochoirs par pièce, cela me prend donc beaucoup de temps. Cette technique est similaire à celle de la sérigraphie, à la différence près que j’applique les couleurs les unes par dessus les autres à l’aérographe et non par impression.
Les yeux des animaux sont la partie la plus importante de mon travail. Dessiner l’éclat d’un œil est un moment de tension car c’est comme donner vie au dessin.